En quelques citations :
Virgile, Bucolique I, 4-5
… Tu Tityre, lentus in umbra
formosam resonare doces Amaryllida siluas.
… Toi, Tityre, nonchalant sous l’ombrage, tu apprends aux bois à redire le nom de la belle Amaryllis.
Orhan Pamuk, Mon nom est Rouge
La peinture est silence pour l’esprit et musique pour l’oeil.
Danse avec lui, film de Valérie Guignabodet
Ca fait dix mille ans que les humains tentent de dresser les chevaux : dix mille ans qu’on tombe, dix mille ans qu’on se relève, qu’on invente les voitures, qu’on invente les avions, et que pourtant on continue de monter à cheval.
Thomas Fersen, Deux pieds (in Pièce montée des grands jours)
On me dit que je suis paresseux
Que je ne fais que ce que je veux
C’est à dire, pas grand chose
On dit que je me repose
Je suis désolé
Je n’ai que deux pieds
Je n’ai que deux pieds
Franchement désolé
Saint-John Perse, “Chanté par celle qui fut là”, Chant pour un équinoxe.
La Mort au masque de céruse se montre aux fêtes chez les Noirs, la Mort en robe de griot changerait-elle de dialecte ?… Ah! toutes choses de mémoire, ah ! toutes choses que nous sûmes, et toutes choses que nous fûmes, tout ce qu’assemble hors du songe le temps d’une nuit d’homme, qu’il en soit fait avant le jour pillage et fête et feu de braise pour la cendre du soir ! — mais le lait qu’au matin un cavalier tartare tire du flanc de sa bête, c’est à vos lèvres, ô mon amour, que j’en garde mémoire.
